Terrible two

A l’aube de ses trois ans, il est temps de revenir sur cette année qui vient de s’écouler et de ce « terrible two » que nous avons vécu, traversé et surmonté!

La naissance d’un enfant, cela chamboule tout dans une vie. Les premiers mois sont difficiles et très fatiguant. Une fois qu’ils sont passés et que tout le monde a trouvé son rythme et sa place, on se dit que le plus dur est derrière nous!

Pour répondre à cela, j’utiliserai le mot préféré de mon fils  cette dernière année : NON! C’était sans compter l’arrivée fracassante du « terrible two ». Cette jolie période dans la vie d’un enfant où il dit NON à tout et qu’il n’en fait qu’à sa tête. Cette période qui pour, nous parents, est là pour nous pousser dans nos retranchements et qui repoussent nos limites à un point que l’on aurait jamais imaginé.

Petit Chaton, comme tout enfant normal, est passé par cette phase et le moins que l’on puisse dire c’est que cela n’a pas été facile… surtout pour nous: son papa et sa maman.

La première difficulté dans le « terrible two » c’est d’être en phase avec sa moitié pour savoir comment gérer une crise. Ici, cela n’a pas été une mince affaire: Chéri est pour la méthode forte, je suis pour la méthode douce. Traduction, il crée un rapport de force, punit et crie alors que moi je suggère la communication, et cherche à comprendre mon enfant et offre des câlins…

Et à chaque crise, c’était la catastrophe! Je lui reprochait d’être bien trop sévère et lui me reprochait d’être bien trop laxiste. Pour le coup, nous étions complètement en opposition et notre vision des choses ne pouvait pas être plus aux antipodes. Nous étions dans une impasse. Nous en avons beaucoup discuté et nous avons compris pourquoi nous étions si différents. Nous n’avions pas reçu la même éducation : lui avec des parents stricts et moi avec des parents cool. Une fois la source du problème identifiée, il fallait qu’on trouve une solution parce que petit Chaton, il ne comprend plus rien à l’éducation qu’on lui donne! Mais surtout, nous avons compris que l’éducation qu’il recevra aura de sérieuses conséquences sur l’éducation que lui donnera à ses enfants.

Malgré nos deux visions bien distinctes pour gérer ce « terrible two » nous étions, d’accord sur un point : nous voulons le meilleur pour lui; qu’il est confiance en lui, qu’il soit heureux, qu’il se sente aimé. Et qu’il ressente toute la bienveillance que nous avons pour lui.

Nous avons la chance d’avoir un enfant avec un fort caractère! Je ne dis pas cela ironiquement mais bien sincèrement. Même si cela peut être difficile à gérer pour nous parents, je sais que plus tard, il ne se laissera pas marcher sur les pieds. Aussi, il est têtu comme une mule! Manque de pot, nous le sommes tous dans cette maison! Comme quoi, des chiens ne font pas des chats! Chéri et la patience, cela fait deux! Heureusement, maman a de la patience à revendre. Tout cela pour dire, qu’un simple problème de jouets qui traînent peut se terminer en troisième guerre mondiale.

Petit Chaton s’est transformé en véritable petit rebelle pour ce « terrible two ». D’un côté, il dit clairement NON à tout, refuse de faire ce qu’on peut lui demander, veut tout faire seul sans l’aide de personne… Une période qui fut difficile pour moi, sa maman, j’avais l’impression de ne plus reconnaître mon petit garçon. Lui qui avait toujours été un amour en toutes circonstances, je me suis posée beaucoup de questions…
Que c’était-il passé? Ai-je fait quelque chose de mal? Est-ce lié à la grossesse? La naissance de sa petite soeur? Au déménagement? Ai-je changé? C’est vrai que l’année avait été chargée en nouveautés pour lui. Mais surtout je me sentais désemparée. Je ne savais plus comment gérer les crises et je ne supportais pas comment Chéri les gérait à ma place. J’étais  réellement épuisée. Une fatigue très psychologique. Je voulais retrouver cette harmonie familiale.
Nous avons beaucoup parlé, nous avons lu des livres, nous avons écouté des émissions… bref nous nous sommes documenté. Et nous avons décidé de pratiquer la parentalité positive ENSEMBLE! Beaucoup plus simple à mettre en place pour moi que pour Chéri, nous sommes enfin sur la même longueur d’onde et cela fait du bien. Chéri a réalisé que la méthode forte n’était pas la meilleure, loin de là.

Concrètement cela donne quoi?
Nous prenons le temps de comprendre notre fils au lieu de voir rouge dès qu’une bêtise est faite. Nous nous sommes rendus compte que la plupart du temps, c’est nous qui interprétions mal la situation. Par exemple : Petit Chaton fait tomber son yaourt par terre (ouvert bien entendu sinon ce n’est pas marrant), de suite le ton montait parce qu’en réalité, c’est  nous, parents, qui sommes agacés de devoir nettoyer le sol mais, petit Chaton, lui n’a pas fait tomber son yaourt volontairement. C’est un exemple parmi tant d’autres. Mais, je ne peux m’empêcher de constater que moins nous sommes agacés envers lui pour des petits détails du quotidien, moins il y a de crises de sa part.
De plus, à chaque crise, nous le prenons dans nos bras et lui donnons un câlin. Et désormais, c’est lui qui nous le réclame. Nous avons décidé de lâcher prise sur beaucoup de choses sans pour autant le laisser faire n’importe quoi. C’est une tout autre vision des choses et de la vie que nous avons adopté. Au lieu de répondre par de l’autorité, nous avons choisi la bienveillance.

Maintenant, ce qui est difficile ce n’est pas la gestion des crises mais le regard des autres. Compliqué de faire comprendre qu’il est possible de se faire obéir de cette manière avec ce type d’éducation. Une fois, nous avons reçu du monde à la maison. Au bout d’une certaine heure, nous avons mis petit Chaton au lit. Bien évidemment, il voulait rester avec nous. Il s’est relevé plusieurs fois de son lit pour venir nous voir et nous l’avons recouché à plusieurs reprises toujours dans le calme. Au bout d’un moment, quelqu’un nous a fait une réflexion pour savoir pourquoi nous n’étions pas plus ferme… Nous avons tenté d’expliquer notre façon de voir les choses et comment nous procédions. Selon cette personne nous aurions dû le corriger. Au final, petit Chaton s’est endormie calmement dans son lit… Alors pourquoi passer par le case énervement, cris et pleure? Puisque la finalité reste la même!

Je finirais par dire que le « terrible two » est un véritable ascenseur émotionnel, il faut s’accrocher et apprendre a lâcher prise pour ne pas passer à coté de l’essentiel: le bonheur.

A très vite

xoxo Marie xoxo

 

 

 

4 réflexions sur “Terrible two

  1. Clara dit :

    Encore une fois j’adore ce que tu écris… je suis aussi plutôt pour parler et connaître le fond du problème avant de crier mais des fois c’est pas toujours simple de garder son calme et j’aimerais avoir plus de patience… j’ai un gros travail à faire sur moi même pour les mois à venir je crois 🙈

  2. gr0soeil dit :

    Je nous reconnais bien dans ton article! Nous sommes en plein dedans… tout comme vous, je passe l’éponge rapidement et le papa insiste.
    Bravo d’avoir réussi à vous accorder sur la façon d’aborder le problème.

    • etunjourunemaman dit :

      Ce n’est pas simple de se mettre d’accord sur une éducation surtout lorsque l’on a pas reçu la même! Mais avec beaucoup de communication, on a réussi à ce mettre d’accord mais c’était pas gagné d’avance! 🙂

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